Un homme ramasse des débris après l'accident près de Broadview
Photo : Tory Gillis/CBC
Le syndicat qui représente les chefs de train est déçu de la manière dont le Canadien Pacifique a géré la crise de jeudi dernier, lorsqu'un accident tragique a coûté la vie à quatre personnes, près de Broadview.
Le syndicat reproche entre autres à l'employeur d'avoir mis plus de quatre heures pour retirer les deux employés du lieu de l'accident.
Rick Sader, un chef de train du Canadien Pacifique, explique que ses collègues qui percutent un véhicule à un passage ferroviaire vivent une expérience traumatisante.
Ils voient le véhicule sur la voie, mais ils ne peuvent rien faire pour l'éviter. Les conducteurs ne peuvent qu'attendre l'impact et espérer que personne ne soit blessé.
Selon le directeur législatif des Teamsters, les conséquences psychologiques pour les employés sont plus importantes lorsqu'on laisse passer une longue période de temps avant de les évacuer.
Les chefs de train peuvent souffrir de troubles anxieux, de peur chronique, d'insomnie, ou même d'amnésie, tous des symptômes d'un stress post-traumatique.
Toujours selon le syndicat, les compagnies ferroviaires ne laissent que 24 à 72 heures à leurs employés pour retourner au travail ou demander un arrêt de travail.
Le Canadien Pacifique refuse de commenter sa politique de prise en charge des travailleurs.
Sa porte-parole souligne cependant qu'un service d'aide à distance est mis à la disposition de ses travailleurs.