La tornade de 1912 a marqué l'histoire du club d'aviron de Regina

Le bâtiment abritant le Regina Boat Club au bord du lac Wascana, après le passage de la tornade de 1912. Le bâtiment abritant le Regina Boat Club au bord du lac Wascana, après le passage de la tornade de 1912.  Photo :  Archives Saskatchewan

Le 30 juin 1912, le club d'aviron de Regina a failli disparaître à tout jamais en un coup de vent, quand la tornade la plus meurtrière de l'histoire du Canada a tout détruit sur son passage dans la capitale.

L'édifice qui abritait le Regina Boat Club avant la tornade du 30 juin 1912. L'édifice qui abritait le Regina Boat Club avant la tornade du 30 juin 1912.  Photo :  Archives Saskatchewan

« Le club, assez grand, comptait deux étages à l'époque. Il a été complètement anéanti par la tempête », raconte Ian Mitchell, entraîneur au club d'aviron.

Il ajoute que la violente tornade a été un coup dur pour la communauté à l'époque, celle-ci perdait non seulement son club d'aviron, mais aussi son club social.

« Le club représentait pas juste le sport, mais une place pour se rencontrer à Regina alors on a [ils ont] reconstruit tout de suite! », soutient Ian Mitchell.

En une semaine, et avec seulement 600 $ en banque, les membres se sont retroussé les manches. À la fin de l'été 1912, un autre club d'aviron était mis sur pied. Toute une réussite pour les résidents de Regina.

« On a plus de 100 ans d'aviron à Regina. Le fait que les membres de l'époque ont pu reconstruire après [la tornade...], c'est historique » — Ian Mitchell, entraîneur au club d'aviron de Regina
Ian Mitchell club d'aviron de Regina plaque tornade 1912 Ian Mitchell, entraîneur au club d'aviron de Regina, à côté de la plaque commémorant le premier emplacement du club, avant la tornade de 1912.

Une plaque commémorative a été installée là où le premier club d'aviron avait été bâti à l'origine.

La tornade de 1912 aura au moins permis aux membres du club d'aviron de créer plus qu'une équipe, mais aussi une famille, qui a su transmettre ses valeurs 100 ans plus tard.

Une jeune athlète, Larisa Tardif, espère tirer de cette histoire unique une leçon pour améliorer l'aviron en province. « C'est important de savoir comment c'était avant puis comment on peut améliorer le club maintenant parce qu'on a vu ce qu'ils ont fait », soutient-elle.

Comme pour acquérir la stabilité à l'aviron, qui ne s'obtient que par la parfaite harmonie de mouvements de tous les membres d'un équipage, le Club d'aviron de Regina aura su combattu vents et marées.

Le Regina Rowing Club compte bon an mal an une centaine de membres qui rament sur le lac Wascana.