Une salle d'attente (archives)
La Saskatchewan a régressé dans presque tous les domaines pris en compte dans le rapport de l'Alliance sur les temps d'attente (ATA), soit l'arthroplastie de la hanche et du genou, la radiothérapie, la chirurgie de la cataracte, l'imagerie diagnostique et le pontage aortocoronarien.
L'ATA décerne la note D pour les cas d'arthroplastie du genou. Cette note signifie qu'entre 50 et 59 % des patients saskatchewanais se font opérer en moins de 26 semaines.
Les temps d'attente pour les arthroplasties de la hanche et les chirurgies de la cataracte méritent quant à elles à la province la note C.
L'Alliance note par ailleurs une amélioration du côté de l'imagerie par résonnance magnétique, mais la province obtient tout de même la note F, car moins de la moitié des patients sont traités en moins de quatre semaines, notamment pour les imageries des tumeurs.
La Saskatchewan obtient deux lettres A pour les radiothérapies et les pontages aortocoronarien, mais les temps d'attente ont quand même augmenté par rapport à l'an dernier.
L'Alliance sur les temps d'attente est composée de 14 organisations médicales nationales dont les membres offrent des soins médicaux spécialisés.
L'ATA est inquiète. Elle remarque, pour la première fois en cinq ans, un recul dans les temps d'attente des services de santé en général, partout au Canada.
Selon sa porte-parole, la Dre Suzane Renaud, ces temps d'attente très longs ont un coût pour la société et signifient évidemment plus de souffrance pour les patients.
Dans un communiqué envoyé mardi matin, l'opposition néo-démocrate blâme le Parti saskatchewanais pour ces résultats.
Le porte-parole du NPD en matière de santé Cam Broten y affirme entre autres que la note D pour chirurgies du genou est inacceptable. Il soutient que la Saskatchewan s'est éloignée de ses objectifs au cours des deux dernières années.
Le ministre de la Santé Dustin Duncan affirme qu'au contraire la province s'améliore du point de vue des temps d'attente tout en reconnaissant qu'il y a encore place au progrès. Selon lui, la Saskatchewan se rapproche de son objectif de réduire à six mois le délai maximal avant toute chirurgie.