La période des questions à la Chambre des communes (Archives).
Une délégation de Fransaskois a écouté avec intérêt à la Chambre des Communes le député de Saskatoon-Humbolt, Brad Trost, qui reconnaissait, à l'instar du gouvernement provincial, 2012 comme l'Année des Fransaskois.
Le député s'est levé juste avant la période des questions à la Chambre des communes et s'est adressé au président.
Il a commencé par reconnaître la contribution des Fransaskois en Saskatchewan et au Canada et a cité Paul Heppelle, le président de l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), en disant que les Fransaskois sont des explorateurs, des pionniers, des défricheurs, des bâtisseurs et des investisseurs.
Il a mentionné les liens forts de la communauté avec la majorité anglophone de la province et a terminé en disant qu'il était heureux de compter des Fransaskois dans sa circonscription de Saskatoon-Humboldt et en souhaitant à tous une bonne année des Fransaskois.
Il a fait sa déclaration en français.
Réactions
Véronique Eberhart, qui habite Saskatoon, croit que cette visibilité à l'échelle nationale est importante pour les Fransaskois, mais aussi pour toutes les minorités francophones au pays.
Toutefois, elle aurait préféré que ce soit un élu de la communauté fransaskoise qui fasse la déclaration plutôt que Brad Trost. « Je trouve que c'est un peu dommage. Je pense qu'on aurait pu ( ... ) aller jusqu'au bout et faire l'effort d'avoir un élu des Fransaskois, qui représente les Fransaskois. Et on en a des élus », précise-t-elle.
Une porte-parole du député souligne cependant que le politicien apprend le français avec un tuteur privé depuis sa première victoire électorale en 2004 et qu'il est conscient que sa circonscription inclut des francophones.
Elle ajoute que ce n'est pas la première fois qu'il fait des déclarations en français en public.
La présidente de la Fédération des francophones de Saskatoon, Christiane Guérette, croit que c'est un moment qui devrait être célébré par la communauté, mais elle reconnaît aussi qu'il s'agit d'un geste purement symbolique.
Pour le président de l'ACF, Paul Heppelle, cet événement représente aussi un beau moment de visibilité pour la communauté. « Vous n'êtes pas sans savoir que, dans l'Est surtout, les Fransaskois sont des oiseaux rares et on se demande ce que c'est », ajoute-t-il.