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Des porte-paroles de l'industrie nucléaire de partout sur la planète ainsi que des chercheurs universitaires sont réunis à Saskatoon jusqu'au 13 juin pour la 33e conférence annuelle de la Société nucléaire canadienne.
Le directeur général de l'organisme, Ben Ruben, croit qu'il faut mieux expliquer les activités à la population pour apaiser les peurs engendrées par les catastrophes comme celle de Fukushima au Japon, où un puissant séisme a endommagé une centrale nucléaire.
« Il faut éduquer le public et montrer que les réacteurs nucléaires sont très bons pour l'environnement, parce qu'il y a très peu de matières nocives qui sortent dans l'environnement », a-t-il dit. Il relativise aussi les effets de l'événement japonais et soutient qu'il a eu en fait très peu d'impact sur la santé de la population.
Le pdg d'Areva, un des plus grands producteurs d'uranium, se veut aussi rassurant et soutient que l'industrie est plus sécuritaire qu'auparavant et que les catastrophes permettent de parfaire les connaissances. « Les leçons apprises sont prises en compte dans le design des nouveaux réacteurs, mais aussi pour modifier les installations existantes », soutient Vincent Martin.
Malgré tout, une trentaine de manifestants qui s'opposent à l'enfouissement de déchets nucléaires étaient devant les locaux de la conférence dimanche.
En août 2011, des manifestations contre le stockage de déchets nucléaires ont eu lieu à Regina et à Saskatoon à quelques jours d'intervalles.
Au cours des sept dernières années, 30M $ ont été investis par la Saskatchewan dans la recherche nucléaire. Les résultats de ces recherches pourraient décider de l'avenir de cette énergie dans la province.