North Battleford : la paroisse francophone de Saint-André fête ses 50 ans

Paroisse St-André à North Battleford Paroisse St-André à North Battleford

2012 est l'Année des Fransaskois, mais c'est aussi celle du demi-siècle de la paroisse francophone Saint-André, à North Battleford. Une paroisse bien vivante, fière de ses racines, qui a déjà les yeux rivés sur son centième anniversaire, dans 50 ans.

La paroisse a été créée en 1962 grâce aux efforts du père Arthur Marchildon et de ses fidèles, qui voulaient pouvoir célébrer l'eucharistie en français. « Ensemble, ils ont acheté le terrain. Ils ont commencé à bâtir l'église et la première messe a été dite ici en 1962, le soir de Noël », raconte le paroissien Guylain Bellavance.

Cinq décennies plus tard, la messe dominicale rassemble toujours une cinquantaine de personnes, qui sont aussi actives dans les activités communautaires. « On est en bonne forme, et on est en bonne condition économique », souligne M. Bellavance, précisant que plusieurs fidèles fréquentent l'église depuis des dizaines d'années. Il espère que d'autres familles adopteront cette dernière et perpétueront la tradition de la messe en français.

Paroissiens North Battleford Une cinquantaine de fidèles célèbrent le 50e anniversaire de la paroisse Saint-André à North Battleford

Les fidèles s'y sentent bien. Plusieurs affirment que la paroisse Saint-André est une deuxième maison, comme Dallia Delingoma, arrivé à North Battleford avec sa famille il y a trois ans. « C'est vraiment une paroisse conviviale. On connaît vraiment beaucoup de monde et on peut dire on est comme chez nous », déclare-t-il.

Pour Jean-Baptiste Giasson, la paroisse Saint-André est « bien importante » parce qu'il est canadien-français ». Comme, il tient à son français, il est content d'avoir une paroisse française où aller, où il comprend tout.

Certains fidèles craignent pourtant que la paroisse ne perde de sa vitalité au cours des prochaines années. « C'est un défi pour accueillir les jeunes, ce n'est pas toujours évident », reconnaît Murielle Rousseau, qui dit avoir « espoir ».

Âgé de 22 ans, Robert Elliott veut tout faire pour qu'il y ait une relève. « J'essaie de montrer l'exemple, et d'inviter mes amis à venir célébrer leur francophonie », explique le jeune homme.

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