Exportation de l'uranium : la Saskatchewan pourrait profiter d'une entente avec la Chine

Une mine d'uranium (archives)

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, se réjouit de la signature d'une entente de principe entre le Canada et la Chine sur l'exportation d'uranium.

Cette entente fait partie d'une vingtaine d'accords commerciaux conclus entre les deux pays à l'occasion d'une visite en Chine du premier ministre canadien, Stephen Harper.

La Saskatchewan est le deuxième plus important producteur d'uranium au monde depuis 2009. Les seules mines d'uranium en activité au pays se trouvent dans cette province. Une fois l'entente conclue, ce sera la première fois que l'uranium canadien sera exporté en Chine de façon continue, sauf pour quelques ententes spéciales.

Selon M. Wall, la province attendait une entente qui augmentera substantiellement les exportations d'uranium canadien. Elle permettra notamment l'achat d'un concentré de poudre d'uranium, qui sert principalement de combustible aux réacteurs nucléaires. La Saskatchewan compte d'ailleurs profiter de l'occasion pour bâtir de solides liens d'affaires avec la Chine.

Le premier ministre espère que les premiers envois seront faits d'ici la fin de l'année.

La minière Cameco prévoit plusieurs milliards de dollars en retombées

Des représentants de la minière Cameco, basée à Saskatoon, ont fait le voyage avec Stephen Harper jusqu'en Chine, où ils ont pu suivre les négociations de près.

Cette annonce était attendue par la minière, qui avait signé un contrat d'exploitation de 3 milliards de dollars avec la Chine en 2010. La compagnie attendait l'aval du gouvernement canadien pour aller de l'avant avec l'entente.

Cameco enverra près de 50 millions de livres d'uranium concentré sur 15 ans pour alimenter des réacteurs nucléaires chinois, un secteur en pleine croissance.

Une entente conditionnelle

L'accord entre la Chine et le Canada comporte une condition importante. Le gouvernement chinois doit s'assurer que l'uranium canadien vendu en Chine soit utilisé à des fins civiles et non militaires.

L'uranium devrait principalement servir à alimenter les centrales nucléaires de la Chine. Actuellement, la Chine exploite 14 centrales nucléaires et compte en ouvrir 27 de plus au cours des prochaines années.

L'accord de principe devrait être adopté par les gouvernements des deux pays dans les mois à venir.