Une ligne à haute tension inquiète des résidents de Pike Lake

SaskPower (archives) Le siège social de SaskPower (archives)

Des résidents de Pike Lake, à 30 km au sud de Saskatoon, sont engagés dans une bataille contre la compagnie SaskPower, qui installe une nouvelle ligne à haute tension pour desservir entre autres la mine de potasse Agrium, près de Vanscoy.

Au total, 45 propriétaires verront leurs terrains être amputés par la ligne à haute tension de 24 km, dont la construction devrait débuter en mars.

SaskPower a indemnisé 41 propriétaires, mais 4 résistent toujours, dont Georges et Carol Rathgeber.

Selon ces derniers, la compensation monétaire offerte par SaskPower est largement insuffisante. Par ailleurs, ils estiment que les installations feront baisser la valeur d'une parcelle de leur terrain près de sept fois plus grande que ce qui a été estimé par la compagnie.

« Saskpower a dit qu'elle ne voulait que 15 mètres. Mais que faire des autres 65-85 mètres dont la valeur baissera? », s'interroge Georges Rathgeber.

« C'est ça ou rien [it's their way or no way] », renchérit sa femme.

Selon les Rathgeber, SaskPower a refusé de négocier avec eux. Ils affirment en outre que plusieurs propriétaires, victimes d'intimidation, ont été menacés d'expropriation.

Vendredi, les travaux ont commencé à quelques kilomètres à l'est de l'autoroute 60. La Gendarmerie royale du Canada et une compagnie de sécurité privée étaient sur les lieux.

Il s'agit là d'une insulte pour Carol Rathgeber et son mari, qui assurent n'avoir aucune intention de nuire aux travailleurs.

« On se sent comme des criminels, c'est très inconfortable comme situation », s'offusque Carol Rathgeber.

SaskPower affirme pour sa part avoir reçu des menaces qui l'ont forcée à demander le soutien de la GRC pour assurer la sécurité de ses travailleurs. La compagnie souhaitait aussi démontrer qu'elle agit en toute légalité en commençant les travaux.

Carol et George Rathgeber ne baissent pas les bras. Ils rencontrent vendredi le ministre de l'Emploi de la Saskatchewan, Rob Norris, pour discuter de leur cause.