Un appareil de bronzage.
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La Société canadienne de pédiatrie (SPC) recommande l'adoption de lois pour interdire la fréquentation des salons de bronzage aux moins de 18 ans, et ce, à la grandeur du pays.
Le président de la société, le Dr Richard Stanwick, est d'avis que les adolescents courent plus de risque de développer un cancer en raison de leur insouciance : « C'est un risque important de cancer, et les enfants et les adolescents ne sont pas complètement conscients des risques qu'ils courent lorsqu'ils s'étendent dans un lit de bronzage . Les rayons émis par les lits de bronzage sont de dix à quinze fois plus intenses que le soleil de midi. Autrement dit, une personne qui passe dix minutes dans un lit de bronzage s'est exposée aux rayonnements ultraviolets tout autant que si elle avait passé une journée complète à la plage. »
La situation est alarmante selon lui, puisque le quart des jeunes canadiens âgés de 13 à 19 ans ont déjà fréquenté un salon de bronzage.
Sans s'opposer formellement à l'adoption de telles lois, certains propriétaires de salons de bronzage en Saskatchewan soulèvent des inquiétudes. Stacey Zielinski, du studio Beach Sun Tan à Martensville, craint qu'une loi ne pousse les jeunes à abuser des appareils de bronzage artificiel à domicile. Comme ces appareils ne sont pas supervisés, les jeunes pourraient, selon elle, courir de plus grands risques : “Ils vont trouver d'autres endroits pour se faire bronzer, et ils vont abuser de ces appareils. »
La Société canadienne de pédiatrie estime qu'une loi interdisant le bronzage pour les moins de 18 ans ne nuirait pas aux commerçants, puisque les jeunes représentent moins de 5% de leur clientèle.