Marie-France Kenny, présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne.
La présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, Marie-France Kenny, refuse de céder à la panique par rapport aux résultats d'un récent sondage sur le bilinguisme.
20 % des Canadiens interrogés, lors d'un sondage de la firme Angus Reid mené les 9 et 10 février derniers, ont indiqué qu'il était très important pour eux d'être bilingues.
La maison de sondage a demandé à près de 2000 personnes au pays s'il était essentiel pour elles de pouvoir s'exprimer dans les deux langues officielles.
L'appui le plus faible est dans l'Ouest
C'est en Saskatchewan et au Manitoba où les résultats ont été les plus faibles. Seulement 3 % des répondants de ces deux provinces, qui ont été regroupés dans une seule catégorie, jugent essentiel de pouvoir s'exprimer dans les deux langues officielles du pays. Le taux d'appui au bilinguisme personnel était de 5 % en Alberta et en Colombie-Britannique.
Marie-France Kenny trouve important de relativiser les choses. « Ils ne jugent pas important d'être bilingues, eux personnellement. Je peux comprendre qu'un agriculteur qui habite en Saskatchewan, qui travaille chez lui, ne sente pas le besoin d'être bilingue. En revanche, quand on regarde l'appui au bilinguisme, dans une étude qui a été publiée par Environics, on note que ça n'a jamais été aussi élevé. On parle de 80 % des gens au Canada qui sont en faveur d'un pays bilingue. »