Un traitement controversé à l'essai

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Une colonne vertébrale   © Centre hospitalier universitaire de Dijon

Le premier ministre, Brad Wall, souhaite que la Saskatchewan finance une opération basée sur une théorie non prouvée d'un médecin italien.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, a indiqué, mardi, que son gouvernement était prêt à financer des essais cliniques pour un traitement controversé contre la sclérose en plaques.

Le médecin italien Paolo Zamboni avance que la sclérose en plaques est causée par l'obstruction de certaines veines. Il a mis au point un traitement pour dégager ces veines par une angioplastie.

Cette théorie sur la cause de la sclérose en plaques et l'efficacité du traitement n'ont pas été prouvées, souligne la Société canadienne de la sclérose en plaques.

Brad Wall Le premier ministre, Brad Wall (archives)

Le premier ministre Wall reconnaît le manque de preuves scientifiques entourant ce traitement, déjà offert en Pologne, en Bulgarie et en Inde. Il souligne toutefois que l'opération encourage les malades et qu'il est temps de mener des essais cliniques.

La province invite les chercheurs et les médecins de la Saskatchewan à formuler des propositions d'ici l'automne dans l'espoir de pouvoir offrir le traitement dès le début de l'année prochaine.

La Saskatchewan a le taux le plus élevé de cas de sclérose en plaques, soit 3500 personnes.

M. Wall ne précise pas combien de patients pourraient participer aux essais cliniques, ni combien la Saskatchewan pourrait dépenser. « Ces dépenses devront respecter le budget du ministère de la Santé , ajoute le premier ministre.

Étudier le traitement d'abord

Récemment, l'éditeur en chef du Journal de l'Association médicale canadienne, Paul Hébert, rappelait que plusieurs étapes doivent être franchies avant des essais cliniques. Il soulignait que les chercheurs doivent d'abord démontrer le lien entre l'obstruction de veines et la sclérose en plaques puis s'assurer que l'opération est sécuritaire.

Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, a indiqué, mercredi, que sa province n'a pas l'intention d'imiter la Saskatchewan. Selon lui, il n'y a pas encore suffisamment de preuves sur l'efficacité de l'opération.