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Saskatchewan

Droit à l'avortement

Des femmes se sentent lésées

Mise à jour le samedi 14 novembre 2009 à 13 h 29

Salle d'avortement

Salle d'avortement (Archives)

Les femmes de Saskatoon qui désirent interrompre leur grossesse doivent parfois aller se faire avorter dans d'autres provinces et doivent payer de leur poche les frais de déplacement et d'hébergement.

Cette situation, que dénonce le Centre de santé sexuelle de Saskatoon, touche particulièrement les femmes qui désirent se faire avorter après 12 semaines de grossesse.

La directrice du centre, Evelyn Reisner, déplore que les médecins, à Saskatoon, cessent de faire des avortements après 12 semaines de grossesse. Elle affirme que cette mesure laisse bien peu de temps aux femmes pour planifier un avortement.

À Regina, les femmes peuvent se faire avorter jusqu'à 16 semaines de grossesse.

Au-delà de ce délai, les Saskatchewanaises doivent se tourner vers d'autres provinces et assumer les frais de déplacement et d'hébergement.

Cette situation brime les droits des femmes les plus défavorisées, croit Patrice Powers, de la Coalition canadienne pour le droit à l'avortement. « Les femmes ne doivent pas être dans une situation de décider sur leur grossesse à cause de l'argent. Pas au Canada », martèle-t-il.

Des médecins réfractaires à l'avortement

Toutefois, la distance n'est pas le seul obstacle rencontré par les femmes désirant se faire avorter.

En effet, certains médecins de famille opposés à l'avortement n'informent pas leurs patientes sur la marche à suivre pour se faire avorter, dénonce Evelyn Reisner.

Ces pratiques sont contraires à la profession, estime le Collège des médecins et des chirurgiens de la Saskatchewan.

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