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 | Réchauffement climatique Petit insecte, gros pollueur |  |  |  |  | Mise à jour le jeudi 24 avril 2008, 4 h 16 . |  |

 | Le dendroctone du pin
| La Colombie-Britannique a adopté des lois et des initiatives afin que la province devienne la plus verte possible.
Toutefois, la cible de réduction de la pollution que s'est fixée le gouvernement risque d'être beaucoup plus difficile à atteindre que prévu en raison du fameux dendroctone du pin.
Les dizaines de millions d'arbres ravagés par l'insecte de la grosseur d'un grain de riz émettent de très grandes quantités de gaz carbonique, des gaz à effet de serre (GES), révèle une étude du ministère fédéral des Ressources naturelles du Canada.
C'est que, lorsqu'il est en santé, un arbre transforme le gaz carbonique en oxygène, mais les pins qui ont été détruits par le dendroctone dégagent, en pourrissant, une forte quantité de gaz carbonique, ce que personne n'avait prévu lorsque la crise du dendroctone a éclaté, il y a quelques années.
Les spécialistes évaluent à 130 000 kilomètres carrés la superficie de forêt infestée dans la province, soit l'équivalent de l'étendue de l'île de Terre-Neuve.
Selon eux, sur une période de 20 ans, les émissions de GES des pins affectés par le dendroctone dans la province équivaudront à 5 fois les émissions annuelles de l'industrie du transport de tout le Canada.
Les solutions pour renverser la situation sont peu nombreuses. Parmi celles-ci, certains avancent l'idée d'enlever tous les arbres touchés et de planter un très grand nombre d'arbres sains.
Ce qui inquiète également est le fait que la pollution engendrée par le pourrissement des arbres morts suivra ces petits insectes qui ont amorcé leur migration à l'est des Rocheuses.
Pour Ian Bruce, de la fondation David Suzuki, il s'agit d'un nouvel exemple qui illustre l'absence d'un plan national de réduction des gaz à effet de serre.
L'étude du ministère des Ressources naturelles du Canada est publiée dans le journal scientifique Nature.
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