Maladies à prions

Prions   © IMBCC

Après deux ans d'efforts, un centre de recherche sur les maladies à prions voit le jour à l'Université de l'Alberta. Les 14 experts étudieront les protéines liées à la maladie de la vache folle et à la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

Un centre de recherche sur les maladies à prions voit le jour à l'Université de l'Alberta après deux ans d'efforts. Quatorze experts pourront étudier les protéines liées à la maladie de la vache folle et à la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

La maladie de la vache folle a fait perdre des milliards de dollars aux éleveurs du pays depuis la découverte du premier cas en Alberta en 2003. Pour éviter que cela ne se reproduise, des chercheurs de l'Université de l'Alberta intensifient leurs recherches pour en savoir plus sur les prions, qui sont à l'origine du fléau.

Nathalie Daude, chercheuse associée au Centre de recherche sur les maladies à prions explique que l'on sait de manière générale « comment fonctionne la maladie, mais on a pas encore de traitements pour guérir les patients ou les animaux ».

Pour l'instant, tout ce que les experts savent c'est que les prions sont infectieux et mortels. L'objectif du centre et de son directeur, David Westaway, est de réussir à prendre des images en haute définition de la protéine pour pouvoir développer des diagnostics et des traitements et limiter la progression des maladies.

Les personnes atteintes de maladies dégénératives, comme l'Alzheimer et le Parkinson, tireront aussi profit de ces études.

L'ouverture de ce centre de recherche est d'autant plus bienvenu que l'encéphalopathie des cervidés, similaire à la maladie de la vache folle, progresse en Alberta et en Saskatchewan. D'ici la fin de 2008, le centre comptera six laboratoires et 60 chercheurs.