Le CO2 au menu

Les usines sont parmi les plus grands émetteurs de CO2.

La Conférence de l'ONU sur les changements climatiques poursuit ses travaux, à Montréal. Au cours de la première semaine, plusieurs sujets ont été abordés dont celui, très controversé, de l'enfouissement du CO2.

En septembre dernier, des experts de l'ONU recommandaient d'enfouir sous terre le CO2 pour s'en débarrasser. Il s'agit d'une façon très rapide de diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère, particulièrement pour les gros pollueurs comme les centrales électriques au charbon.

La technique consiste à capter le CO2, de le concentrer et de l'envoyer sous terre à une très grande profondeur dans des sites prévus à cet effet.

La technique d'enfouissement du CO2, utilisée notamment par les gros pollueurs, ne fait pas l'unanimité à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se déroule à Montréal.

Technique d'enfouissement du CO2 dans le sol. Site d'enfouissement du CO2 à Weyburn.

À Weyburn, en Saskatchewan, cette technique est utilisée depuis plusieurs années, et l'expérience a fait du Canada un leader mondial dans le domaine.

Toutefois, les groupes écologistes montrent des réserves par rapport à cette technique. Ils la jugent dangereuse, car des fuites de CO2 peuvent se produire à tout moment, ce qui peut avoir des impacts majeurs sur la santé des populations, si elles se produisent dans une zone peuplée.

Gilles Mercier, de Ressources naturelles Canada, affirme cependant que le Canada possède beaucoup de sites adéquats et qu'il y a peu de danger pour la population. Il ajoute que des réservoirs naturels de CO2 existent depuis des millions d'années.

Le ministre des Ressources naturelles du Canada par intérim, John McCallum, est également en faveur de la technique d'enfouissement, car elle permet « d'avoir une économie forte et un environnement propre. »

Le Canada plus touché que les autres pays

Une étude de la Fondation canadienne pour les sciences de l'atmosphère révèle que le Canada est plus touché par le réchauffement climatique que les autres pays.

Selon l'étude, les températures canadiennes ont augmenté de 0,9 degré Celsius depuis 1900, alors que dans le monde, la température s'est haussée de 0,6 degré.

Les 50 experts chercheurs canadiens qui ont participé à l'étude ont fait parvenir une lettre au premier ministre Paul Martin pour le presser d'agir.

Gary Doer félicité

Le premier ministre du Manitoba, Gary Doer (archives)

Le magazine Business Week a publié la liste des 20 leaders internationaux les plus actifs dans la lutte contre les changements climatiques. Le premier ministre du Manitoba, Gary Doer, est classé au 12e rang.

Le magazine félicite M. Doer pour ses initiatives. Il souligne notamment son intention de diminuer de 23 % les émissions de gaz à effet de serre du Manitoba, soit presque quatre fois plus que ce que propose le protocole de Kyoto.

Parmi les autres personnes sur la liste, on trouve le premier ministre britannique, Tony Blair, et le gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger.

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