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Le syndicat d'Arvida remet en question la stabilité opérationnelle
Mise à jour le lundi 16 février 2004, 9 h 35 .


Claude Patry, président du SNEAA
Le Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA) remet en cause l'entente de stabilité opérationnelle négociée avec Alcan en 1998 et qui doit garantir la paix industrielle pendant 18 ans.

C'est la décision de l'entreprise de procéder au démantèlement des cuves Söderberg sans annoncer d'usine de remplacement qui remet en question cette entente, a déclaré le président du SNEAA, Claude Patry.

Cette décision d'Alcan constitue une violation de l'entente de stabilité opérationnelle, selon le président du syndicat, Claude Patry.

Erreur
Or, un professeur de psychologie organisationnelle à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Pierre Deschênes, met en garde le syndicat d'Arvida de jeter aux orties cette entente de stabilité opérationnelle.

Pierre Deschênes, qui a écrit sur cette entente, estime que le président du SNEAA fait erreur en remettant la paix industrielle en question.

Selon Pierre Deschênes, l'entente sur la stabilité opérationnelle a, malgré tout, livré la marchandise et elle doit demeurer comme une façon originale de régler les conflits.

Pendant ce temps, le travail a repris normalement à l'usine Arvida où, depuis samedi, les travailleurs procèdent au démantèlement des cuves Söderberg, à la suite de la décision de la Commission des relations du travail d'accorder à Alcan une injonction permanente, vendredi.




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