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Aluminerie Arvida : la médiation reprend
Mise à jour le jeudi 12 février 2004, 9 h 43 .


Me Serge Brault
Le mandataire du gouvernement chargé de dénouer l'impasse entre l'Alcan et les travailleurs qui occupent l'usine Arvida depuis deux semaines, Me Serge Brault, a rencontré les représentants des parties séparément mercredi, pour tenter de relancer la négociation.

À la télévision de Radio-Canada, Me Brault a avoué avoir été surpris par la décision des travailleurs de rejeter l'entente, mais il estime encore possible de travailler sur cette base pour mettre fin à l'impasse.

Aucune nouvelle rencontre en présence simultanée des deux parties n'était cependant prévue d'ici à ce que le mandataire présente son premier rapport au gouvernement, lundi prochain.

Méfiance
Pendant ce temps, le président de la Fédération des syndicats du secteur aluminium (FSSA), Alain Proulx, et le coordonnateur régional de la FTQ, Jean-Marc Crevier, maintiennent leurs inquiétudes de voir l'électricité servant au fonctionnement des cuves Söderberg à Jonquière être transférée à d'autres alumineries de l'extérieur de la région.

Malgré les démentis provenant autant d'Hydro-Québec que d'Alcan, les deux leaders syndicaux estiment qu'il est peu probable que les 200 MW d'énergie ainsi dégagés restent inutilisés en attendant d'éventuelles usines de transformation.

Ils affirment que tant ABI de Bécancour qu'Alcoa à Baie-Comeau ont besoin d'approvisionnements énergétiques additionnels pour réaliser leurs projets de modernisation.

En outre, Alain Proulx croit que la fermeture des cuves Söderberg jette la plus grande inquiétude sur l'avenir de tout le complexe Jonquière.

Voie libre
Pour sa part, la direction d'Alcan estime que plus rien ne s'oppose à ce que le syndicat d'Arvida entérine l'entente de principe sur la fermeture des vieilles installations d'Arvida, maintenant que la thèse du détournement de l'énergie électrique a été démolie.

La porte-parole régionale d'Alcan, Margot Tapp, affirme que les déclarations d'Hydro-Québec selon lesquelles il n'est pas question d'envoyer l'énergie à l'extérieur de la région ont éliminé le dernier élément empêchant la signature de l'entente.

Mme Tapp précise que la proposition demeure sur la table sans modification. Son acceptation permettrait, dit-elle, de s'occuper du sort des travailleurs concernés par la fermeture des salles de cuves.




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