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Alcan entend reprendre le contrôle de l'usine Arvida
Mise à jour le mardi 10 février 2004, 14 h 44 .


Pour Alcan, la décision des travailleurs de rejeter massivement l'entente de principe, intervenue dimanche entre leurs dirigeants syndicaux et l'entreprise, est stupéfiante.

La porte-parole d'Alcan, Margot Tapp, rappelle que l'exécutif syndical s'était pourtant engagé formellement à recommander aux travailleurs d'accepter cette entente. Cette dernière prévoit notamment un fonds d'investissement de 20 millions de dollars dans les usines du complexe Jonquière.

C'est donc l'impasse plus que jamais et Alcan prévient que sa priorité est de reprendre le contrôle de ses installations.

Margot Tapp
Ordonnance
Dans un premier temps, l'entreprise demande à la Commission des relations du travail de rendre permanente l'injonction provisoire exigeant la fin des moyens de pression.

Cette ordonnance émise il y a une dizaine de jours de façon provisoire n'a pas empêché jusqu'à présent les travailleurs de maintenir la production dans les salles de cuves dont la fermeture a été annoncée par la direction de l'entreprise.

Quant à une possible intervention policière, le président du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA), Claude Patry, demande à la police de ne pas se mêler de ce conflit qui relève des relations du travail.

Au bureau de la ministre responsable de la région, Françoise Gauthier, on affirme que la ministre ne s'immiscera pas dans le dossier tant que le mandataire du gouvernement, Me Serge Brault, sera en place. De son côté, un porte-parole du ministre du Travail assure que Me Brault est toujours désigné pour agir à titre de médiateur entre Alcan et le syndicat national d'Arvida afin de trouver un dénouement à la question de l'avenir des installations de Jonquière.

Claude Patry
Désaveu
L'exécutif du SNEAA ne prend pas comme un désaveu la décision du conseil syndical qui a rejeté dimanche en fin de journée l'entente de principe conclue entre les dirigeants syndicaux et Alcan sur l'arrêt de la production dans les salles de cuves.

Le président du syndicat, Claude Patry, a expliqué que cette entente avait été signée après cinq jours de difficiles négociations et avant que le syndicat apprenne que l'entreprise voulait transférer les mégawatts utilisés dans les salles Söderberg, vers d'autres alumineries au Québec.

Cette affirmation a été qualifiée de chimère par la porte-parole d'Alcan.






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