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 | Les travailleurs d'Alcan rejettent massivement l'entente de principe |  |  |  |  | Mise à jour le mardi 10 février 2004, 11 h 55 . |  |

 | Des travailleurs d'Alcan réunis en assemblée générale
| Les travailleurs d'Alcan au complexe Jonquière rejettent l'entente intervenue entre l'entreprise et les négociateurs syndicaux au sujet des cuves Söderberg de l'usine Arvida. En assemblée générale lundi, 2000 travailleurs ont massivement rejeté l'accord de principe. Cette proposition prévoyait qu'il n'y aurait pas de mises à pied au terme de la fermeture des vieilles installations, un allègement du processus de supplantation, et la participation du syndicat au comité de travail sur l'avenir du complexe Jonquière.
En outre, le syndicat s'était engagé à ce que les travailleurs mettent fin à l'occupation des salles de cuves qu'Alcan veut fermer d'ici avril prochain, fermeture qui entraînera la suppression de plus de 500 emplois.
Toutefois, l'accord avait du plomb dans l'aile avant même que l'ensemble des travailleurs en prenne connaissance. Le conseil syndical élargi l'a rejeté quelques heures seulement après que le médiateur envoyé par le premier ministre Charest eut réussi à rétablir le calme entre les parties. Alcan La porte-parole régionale d'Alcan, Margot Tapp, affirme que ce rejet force l'entreprise à réanalyser la situation. Sa priorité sera de reprendre possession de l'usine Arvida, occupée depuis le 27 janvier par les travailleurs, même si la possibilité d'une intervention policière dans l'usine est exclue pour le moment. Margot Tapp s'explique cependant difficilement que les syndiqués aient rejeté de façon si claire l'offre d'Alcan.
Complot La Fédération des syndicats du secteur aluminium (FSSA) et la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) accusent le gouvernement du Québec d'être de connivence avec Alcan pour fermer les salles de cuves Söderberg.
Selon le président de la FSSA, Alain Proulx, l'électricité rendue disponible par cette fermeture va servir à augmenter la production aux alumineries de Sept-Îles et de Bécancour. Cela va aider Hydro-Québec à respecter ses engagements auprès des producteurs d'aluminium, soutient Alain Proulx.
Pour sa part, le coordonnateur régional de la FTQ, Jean-Marc Crevier, affirme que cette information jette un nouvel éclairage sur l'attitude d'Alcan dans la crise au complexe Jonquière.
De son côté, la porte-parole d'Alcan, Margot Tapp, qualifie de chimère l'affirmation syndicale selon laquelle Alcan veut dégager des surplus d'électricité pour les usines ABI de Bécancour et Alouette de Sept-Îles en fermant ses cuves Söderberg. Elle rappelle qu'Alcan ne produit pas assez d'électricité pour suffire à ses besoins depuis la construction de la nouvelle aluminerie d'Alma.
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