Accueil > Nouvelles



























Les travailleurs poursuivent l'occupation de l'usine Arvida
Mise à jour le mardi 3 février 2004, 10 h 56 .


À Jonquière, les travailleurs d'Alcan ont décidé de poursuivre l'occupation de l'usine Arvida.

À l'issue de deux assemblées générales des travailleurs tenues lundi soir et mardi matin, les dirigeants du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA) ont fait le point après sept jours de maintien de la production dans les salles de cuves Söderberg.

La production va très bien, ont dit les dirigeants syndicaux. Selon eux, le métal produit à l'encontre de la décision d‘Alcan est de bonne qualité et les travailleurs veillent de près à la sécurité, une préoccupation de premier plan de l'entreprise qui a annoncé le 22 janvier la fermeture des quatre vieilles salles de cuves d'ici avril prochain.

Et il n'est pas question d'arrêter la production tant qu'Alcan ne sera pas assise à la table pour discuter de la construction d'une nouvelle usine, ont affirmé les dirigeants syndicaux.

D'ailleurs, c'est le message que le SNEAA entend transmettre au mandataire Serge Breault, à qui le gouvernement Charest a confié la tâche de dénouer l'impasse et de présenter des solutions pour le maintien des emplois dans la région.

Décision incomplète et subjective
Par ailleurs, le SNEAA demande au commissaire du travail de refaire ses devoirs.

Le syndicat estime que la décision de la Commission des relations du travail est incomplète et subjective. On souligne que, comme cette audience s'est tenue rapidement à Québec, toute la question du pacte de stabilité opérationnelle signé il y a quelques années par le syndicat et l'Alcan n'a pas été prise en compte.

Le syndicat demande donc à la commission de surseoir à sa décision et il réclame de nouvelles audiences sur la requête d'Alcan, cette fois dans la région.

Vendredi dernier, la Commission des relations du travail ordonnait aux travailleurs de mettre fin à l'opération des cuves Söderberg et de laisser Alcan procéder à la fermeture de ces dernières.

Travis Engen
Dialogue
Pour sa part, le président d'Alcan, Travis Engen, a lancé un appel au dialogue pour limiter l'impact négatif sur l'emploi de la fermeture des salles de cuves Söderberg au complexe industriel Jonquière.

Devant le Canadian Club de Toronto lundi, Travis Engen a affirmé que la seule façon d'empêcher des départs involontaires passait par la fin des moyens de pression des syndiqués qui occupent l'usine.




Autres nouvelles régionales >>>

Toutes les nouvelles nationales et internationales >>>


© Radio-Canada. Tous droits réservés.