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Alcan commence à perdre patience
Mise à jour le jeudi 29 janvier 2004, 11 h 37 .


Alcan est sur le point de perdre patience à l'endroit des syndiqués qui refusent d'enclencher le processus de fermeture des quatre salles de cuves Söderberg.

L'entreprise privilégie toujours la discussion, mais la porte-parole d'Alcan, Margot Tapp, affirme que toutes les options sont maintenant envisagées.

Cela inclurait la possibilité que la multinationale s'adresse aux tribunaux pour obtenir une injonction ou qu'elle tenterait un coup de force en demandant l'intervention de la police pour déloger les travailleurs qui occupent l'usine.

Une chose est certaine, la direction d'Alcan est sur le point de passer à l'action, selon ce qu'a indiqué Margot Tapp.

« On ne peut plus tolérer cette situation-là. On regarde toutes les options parce que c'est inquiétant pour la sécurité des employés à l'intérieur des installations », a déclaré Mme Tapp.

Les travailleurs refusent obstinément de mettre un terme à la durée de vie des cuves Söderberg et ils continuent de travailler à l'usine Arvida.

Françoise Gauthier
La balle est dans le camp d'Alcan
Sans prendre position pour l'une ou l'autre des parties, la ministre Françoise Gauthier dit comprendre les syndiqués. Elle affirme que c'est à Alcan de trouver le moyen de reprendre contact avec ses travailleurs.

« Il faut que la compagnie Alcan rétablisse le dialogue avec ses travailleurs, parce qu'il y a manifestement un déficit de crédibilité auprès de ces travailleurs », a affirmé la ministre.

Selon Margot Tapp, la multinationale est cohérente dans son discours sur la construction d'une aluminerie de remplacement. « Les engagements qu'on a pris aujourd'hui ou dans le passé ont toujours été rattachés à des conditions économiques et aujourd'hui, ces conditions économiques ne sont pas là. »

Tous les yeux de la région sont rivés sur l'usine Arvida, en attendant une suite rapide des événements.

André Harvey
Siège social
Par ailleurs, le député libéral de la circonscription électorale fédérale de Chicoutimi-Le Fjord, André Harvey, dit craindre qu'Alcan déménage son siège social de Montréal à New York.

André Harvey soutient que cette information émane du premier ministre Jean Charest, qui l'aurait appris lors de son voyage à Davos.

En outre, le député Harvey évalue à 500 millions de dollars par année les avantages qu'Alcan retire des ressources hydroélectriques du Saguenay—Lac-Saint-Jean.

André Harvey accuse le gouvernement péquiste que dirigeait René Lévesque de ne pas avoir exigé le maintien ou la création d'emplois lors de la signature du bail de La Péribonka, il y a 20 ans.

Sans fondement
Le siège social d'Alcan est à Montréal pour y rester. C'est la précision apportée par l'entreprise à la suite des déclarations du député André Harvey. Renée Larouche, du service des communications d'Alcan, affirme que ces rumeurs sont sans fondement.




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