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 | Les travailleurs empêchent la fermeture des installations d'Alcan à Jonquière |  |  |  |  | Mise à jour le mardi 27 janvier 2004, 14 h 02 . |  |

Moins d'une semaine après l'annonce de la fermeture des quatre dernières salles de cuves Söderberg au complexe industriel d'Alcan à Jonquière et l'abolition de 550 emplois, les travailleurs se refusent à accepter cette décision de la multinationale. Leurs dirigeants syndicaux ont annoncé mardi que les travailleurs continueraient de faire fonctionner ces salles de cuves tant qu'ils n'obtiendront pas certaines garanties d'Alcan. La décision est aussi importante qu'inusitée dans le domaine du travail.
On s'attendait à ce que les travailleurs optent pour d'autres moyens de pression, comme l'abolition du travail au-delà de leur horaire régulier, ainsi l'objection totale à toute sous-traitance. Ils ont plutôt décidé de garder les salles de cuves Söderberg en fonction, coûte que coûte.
 | Claude Patry
| Engagements formels Le président du syndicat, Claude Patry, rappelle qu'Alcan s'était engagée à remplacer ces salles de cuves il y a quelques années. Mais l'entreprise n'a pas tenu promesse. Avant de laisser Alcan fermer ses vieilles installations, les travailleurs exigent des garanties écrites d'Alcan. Ils veulent une nouvelle aluminerie à Jonquière.
Les syndiqués réclament qu'Alcan fasse de son Complexe Jonquière une usine de services pour les alumineries de la multinationale dans le monde. On propose par exemple que l'entreprise investisse avec un géant de l'automobile dans une usine qui pourrait créer un millier d'emplois à Jonquière.
Les travailleurs d'Alcan réclament aussi d'autres usines de transformation dans la région.
Pas question de baisser les bras Selon la direction du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA), il est tout à fait légal de continuer à travailler. D'ailleurs, le SNEAA précise qu'Alcan avait déjà commencé à couper le courant sur certaines cuves, mais que les syndiqués en ont repris le contrôle et ils ont rétabli l'alimentation électrique.
Alcan n'a pas encore émis de commentaire sur la décision des travailleurs, mais on s'attend à ce qu'elle réagisse au cours des prochaines heures. Pour l'heure, le géant de l'aluminium dit suivre la situation de très près.
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