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Les travailleurs des cuves Söderberg comptent sauver leurs emplois
Mise à jour le mercredi 21 janvier 2004, 15 h 47 .


Les travailleurs menacés par l'éventuelle fermeture des vieilles salles de cuves Söderberg d'Alcan à Jonquière pourraient invoquer l'entente de stabilité opérationnelle pour conserver leurs emplois. Le coordonnateur régional de la Fédération des travailleurs du Québec, Jean-Marc Crevier, a émis cette hypothèse.

Complexe Jonquière d'Alcan
Il était président du Syndicat d'Arvida lorsque cette entente, d'une durée de 15 ans, a été signée par Alcan en 1998.

Le leader syndical estime que la construction de l'aluminerie d'Alma constitue un transfert de production qui a des conséquences sur l'usine Arvida et leurs salles de cuves.

Les élus sont préoccupés

Les élus de la région prennent très au sérieux le sort des vieilles cuves Söderberg du complexe Jonquière.

Une rencontre tenue la semaine dernière, en présence du vice-président d'Alcan métal primaire, Yvon D'Anjou, a semé une certaine inquiétude. La ministre régionale Françoise Gauthier, le maire de Saguenay, Jean Tremblay, et les députés fédéraux Jocelyne Girard-Bujold et André Harvey participaient à cette rencontre.

Le maire de Saguenay dit avoir amorcé une réflexion dont il entend livrer les conclusions prochainement. Il en est de même pour la députée bloquiste de Jonquière, Jocelyne Girard-Bujold.

Pour sa part, le député de Chicoutimi-Le Fjord, André Harvey, affirme ignorer si la fermeture des cuves Söderberg est imminente, mais il est urgent, selon lui, qu'Alcan favorise la création d'emplois dans la transformation de l'aluminium au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

De leur côté, les dirigeants de la Fédération des syndicats du secteur aluminium (FSSA), ainsi que ceux du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA) et de la FTQ doivent faire le point et préparer une riposte.

L'avenir de ces installations serait scellé

Leur fermeture sera vraisemblablement annoncée dans les prochaines semaines, selon le président de la Fédération des syndicats du secteur de l'aluminium (FSSA), Alain Proulx, et Jean-Marc Crevier.

Les deux leaders syndicaux ont rencontré des patrons d'Alcan à deux reprises la semaine dernière. Ces derniers ne les ont pas du tout rassurés au sujet de l'avenir des salles de cuves Soderberg.

Ils ont affirmé au journal Le Quotidien que ce n'était plus qu'une question de semaines avant qu'Alcan n'annonce la fermeture des Soderberg et leur non-remplacement. Selon le président de la FSSA, les dirigeants d'Alcan justifient leur décision en invoquant des frais d'exploitation trop élevés, notamment ceux de l'électricité. Ils pointent aussi du doigt la force du dollar canadien, qui nuit aux exportations de métal.

En fermant ces vieilles salles de cuves, Alcan disposerait de près de 200 mégawatts de plus pour son aluminerie d'Alma. Selon Alain Proulx, l'usine Arvida paie le prix de la politique de la multinationale, qui n'a pas investi dans ses vieilles installations de Jonquière.




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