Chute du Village historique de Val-Jalbert
À trois semaines du début de la construction de la centrale hydroélectrique de Val-Jalbert, les opposants lancent un appel à la première ministre du Québec pour qu'elle retire l'autorisation accordée au projet. De plus, ceux-ci demandent à Québec de compenser financièrement les promoteurs, regroupés au sein de la Société d'énergie communautaire du Lac-Saint-Jean.
Mikael Rioux est à la tête des opposants. Il rappelle qu'en 2002, il était parvenu à empêcher la construction d'une centrale sur la rivière Trois-Pistoles en occupant le chantier.
Le gouvernement, alors dirigé par Bernard Landry, avait accepté de faire cesser les travaux et de compenser financièrement les promoteurs.
Mikael Rioux estime que ce serait, pour Val-Jalbert, la meilleure des solutions.
La proposition est accueillie froidement par la Société d'énergie communautaire du Lac-Saint-Jean, qui rappelle que les sommes investies jusqu'à maintenant sont trop importantes pour reculer.
Une somme à laquelle il faudra ajouter au moins une partie des 90 millions en revenus attendus pour la région, rappelle Denis Taillon, qui ne croit pas que le gouvernement du Québec puisse reculer dans ce dossier.
Évaluation de la Chambre de commerce
Pour sa part, la Chambre de commerce et d'industrie de Roberval évalue à 430 millions de dollars sur 25 ans les retombées de la construction de la centrale hydroélectrique de Val-Jalbert.
L'organisme évalue également à 21 millions de dollars les contrats déjà octroyés à des entreprises de la région.