Centrale Jim-Gray : Produits forestiers Résolu durcit le ton

La centrale hydroélectrique Jim-Gray La centrale hydroélectrique Jim-Gray

Le président-directeur général de Produits forestiers Résolu (PFR), Richard Garneau, soutient que Québec ne peut pas retirer à son entreprise les droits hydrauliques de la centrale hydro-électrique Jim-Gray, sur la rivière Shipshaw.

La lettre envoyée à Produits forestiers Résolu

Au Cercle de presse du Saguenay, il a brandi une lettre signée par un sous-ministre en 2006 qui démontre, selon lui, que le gouvernement n'a pas légalement le droit d'exproprier cette centrale, qui produit 66 mégawatts d'électricité.

La lettre indique que Produits forestiers Résolu a respecté les 10 premières années du contrat signé avec le gouvernement en ce qui concerne les investissements à réaliser.

Richard Garneau ne parle pas encore de poursuites judiciaires en cas d'expropriation, mais il rappelle que l'électricité produite à la centrale Jim-Gray alimente les usines d'Alma et de Kénogami et génère des revenus de 15 millions de dollars par année.

« On s'est engagé à faire un certain nombre d'investissements. Donnez-nous la chance de faire le bilan à l'année 2021, c'est ce qui est prévu dans les ententes, souligne M. Garneau. Quand on est compétitif, quand on est concurrentiel et qu'on a les meilleurs coûts, c'est la meilleure police d'assurance. »

En décembre 2011, le gouvernement du Québec a annoncé qu'il ne renouvelait pas le bail permettant à PFR d'exploiter la centrale Jim-Gray. Le gouvernement justifiait sa décision par le refus de la multinationale de présenter ses projets d'investissements détaillés, avec des montants et des échéanciers, comme le réclamait le ministre des Ressources naturelles et de la Faune de l'époque, Clément Gignac.

La loi 8, adoptée par le gouvernement Bouchard, prévoyait que le bail serait renouvelé de 2012 à 2022 si Produits forestiers Résolu s'engageait à investir plus ou moins 400 millions de dollars pendant cette période.

Québec n'est toujours pas allé de l'avant avec l'expropriation et a reporté la décision en février.

Compressions à Alma

Le président-directeur général de PFR a également commenté le plan de compression présenté à la papeterie Alma, où quelque 110 emplois seront éliminés.

Richard Garneau répond aux accusations lancées par les travailleurs disant que l'entreprise négocie en mettant un couteau sous la gorge des employés.

Il affirme qu'il ne s'agit pas d'une stratégie de négociation et que le nouveau standard de gestion des usines à papier de Produits forestiers Résolu est de 110 à 130 employés par machine à papier, comme à Dolbeau-Mistassini et à Kénogami.

M. Garneau ajoute qu'il s'agit de la meilleure façon d'assurer l'avenir des machines à long terme et que les travailleurs d'Alma ont pris une bonne décision en acceptant le plan de compression.

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