Les difficultés financières que vit le Festival international des rythmes du monde auraient davantage à voir avec des oublis administratifs qu'avec les déboires en justice de l'ex-directeur général, Robert Hakim.
Alors que l'organisation traîne un déficit de plus de 200 000 $, Patrimoine Canada refuse de verser deux subventions majeures. L'organisme fédéral reproche aux responsables du Festival de ne pas avoir rempli les demandes de subventions dans les règles de l'art.
Des demandes de subventions non conformes aux règles
En 2010, l'organisation pouvait mettre la main sur un montant de plus de 92 000 $; moins de la moitié a été versée. En 2011, la subvention de 52 000 $ n'a jamais été donnée au Festival. De plus, Patrimoine Canada confirme que la retenue de ces deux montants, qui totalisent près de 100 000 $, n'a aucun lien avec l'enquête policière menée sur les pratiques de l'ex-directeur général Robert Hakim. Celui-ci fait toujours face à des accusations de tentative de fraude et d'utilisation de faux documents.
Patrimoine Canada soutient qu'aucun montant ne peut être versé tant et aussi longtemps que des rapports jugés conformes n'auront pas été remis par les administrateurs du Festival.
En plus, le ministère confirme qu'aucune demande d'aide financière n'a été formulée pour l'événement de 2012. Pourtant, la situation financière du Festival est précaire. L'organisation a même demandé à la Ville de Saguenay, à la fin du mois d'août, de devancer de deux semaines le versement d'un montant de 50 000 $ pour payer ses comptes.
Le président du Festival international des rythmes du monde, Luc Vandal, refuse de commenter ce dossier pour éviter d'envenimer les relations avec Patrimoine Canada.