Les frères Aimé-Claudien Bususuru et Christian Ndizeye restent détenus

Opération policière sur la Zone portuaire de Chicoutimi

Les deux frères rwandais arrêtés lors de l'opération policière sur la Zone portuaire de Chicoutimi le 22 juillet dernier resteront derrière les barreaux.

La juge Micheline Paradis justifie sa décision par le lourd passé judiciaire de Christian Ndizeye et Aimé-Claudien Bususuru et l'absence de garanties.

Les deux jeunes résidents de Montréal sont accusés de possession illégale d'armes à feu et de possession de stupéfiants.

Lors de l'enquête pour remise en liberté, la mère a raconté que ses garçons avaient vécu le génocide du Rwanda et qu'ils n'avaient jamais eu la vie facile.

L'avocat de la défense, Me Julien Boulianne, n'est pas surpris de la décision de la juge Paradis. « Il y a plusieurs facteurs qui nous limitaient et qui faisaient que c'était une décision qu'on avait envisagée, dit-il. Surtout du fait qu'il n'y avait personne pour les encadrer, personne qui était vraiment au courant de leurs allées et venues. » Au cours des prochains jours, Christian Ndizeye et Aimé-Claudien Bususuru seront transférés à Montréal et à Joliette pour d'autres dossiers.

Les deux hommes reviendront au palais de justice de Chicoutimi le 24 septembre pour leur enquête préliminaire.