Retour au travail tendu chez Rio Tinto Alcan à Alma

Retour au travail tendu chez Rio Tinto Alcan à Alma

Le lock-out de six mois à l'aluminerie Alma de Rio Tinto Alcan (RTA) a laissé des traces. Selon les informations obtenues par Radio-Canada, la compagnie surveillerait de très près le rendement de chaque travailleur.

Pour la première fois pendant un conflit de travail dans la région, les cadres ont effectué le travail des syndiqués et opéré le tiers des cuves de l'usine. RTA comparerait maintenant leurs résultats avec ceux des salariés.

Selon leurs tests d'efficacité, l'employeur estime qu'il y avait, avant le lock-out, l'équivalent de 67 postes réguliers en surplus.

En période de redémarrage des cuves, les superviseurs surveilleraient étroitement et chronométreraient la centaine d'employés qui y travaillent.

Plusieurs avis disciplinaires auraient été distribués à des travailleurs en colère depuis quelques semaines. Une bagarre aurait même éclaté entre des employés, mardi, sur les terrains de l'usine.

Primes

Par ailleurs, Rio Tinto Alcan offre des primes de départ aux 770 employés de l'usine.

Le représentant régional de la FTQ, Jean-Marc Crevier, souligne que cette mesure est normalement réservée aux futurs retraités, pour laisser la place aux plus jeunes travailleurs.

Il soutient que c'est la première fois qu'Alcan offre à tous ses employés de partir, peu importe l'ancienneté.

« On dirait que c'est de la vengeance. Pourquoi ils font ça? Pourquoi ils vont voir quelqu'un qui a trois, quatre ou cinq ans d'ancienneté et qu'on lui offre une prime de retraite quand il a 25 ou 30 ans? » — Jean-Marc Crevier, représentant régional de la FTQ

Les représentants du Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma (STAA-Métallos) refusent de commenter la situation pour ne pas mettre d'huile sur le feu.