Malgré la fin du lock-out à l'aluminerie Alma, les Métallos du Québec vont continuer de soutenir la campagne internationale contre l'utilisation du métal extrait par Rio Tinto pour la fabrication des médailles olympiques.
Le directeur québécois des Métallos, Daniel Roy, précise que son syndicat n'est pas seul dans cette lutte. « Il y a plusieurs autres organisations syndicales sur la planète qui prennent le relais de ça et on ne débarquera pas du train de la solidarité, du tout, du tout », indique-t-il.
Par ailleurs, Daniel Roy affirme que les syndiqués d'Alma sont les grands gagnants du conflit de travail, même s'ils ne sont pas parvenus à empêcher la sous-traitance dans l'usine.
« Le loup était déjà dans la bergerie, souligne M. Roy. Maintenant, la sous-traitance va être encadrée, limitée et on a un maximum de nos emplois qui étaient protégés. »
Le directeur des Métallos ajoute que cette lutte difficile a pu être menée à terme grâce à la détermination des syndiqués d'Alma et de leurs représentants, ainsi qu'à la campagne internationale visant à faire connaître leurs revendications et qui a transporté les représentants syndicaux jusqu'en Nouvelle-Zélande, en passant par l'Europe et les États-Unis.
Daniel Roy croit aussi que le conflit d'Alma va passer à l'histoire comme le premier à avoir eu une telle résonnance sur la scène internationale, mais certainement pas le dernier.