Projet de Ressources d'Arianne : des questions sur le transport et l'environnement

Les promoteurs de Ressources d'Arianne expliquent leur projet de mine de phosphore Les promoteurs de Ressources d'Arianne expliquent leur projet de mine de phosphore.

Une cinquantaine de personnes ont participé à la consultation organisée par Ressources d'Arianne sur son projet de mine de phosphore du lac à Paul.

Les questions portant sur l'environnement et le transport ont été les plus soulevées par les participants.

Ressources d'Arianne souhaite construire une mine de 800 millions de dollars qui créerait 700 emplois directs et indirects, à 175 kilomètres au nord de Saint-Ludger-de-Milot.

La compagnie prévoit extraire 3 millions de tonnes de phosphore par année, durant 17 ans. Le minerai serait broyé sur place, puis acheminé aux installations du Port de Saguenay.

Ressources d'Arianne envisage différents scénarios de transport par camion et train ou seulement par le camionnage, en attendant la construction d'un chemin de fer.

Le président de Ressources d'Arianne, Bernard Lapointe, souligne d'ailleurs que le transport est le dossier majeur dans le projet.

« On a 3 millions de tonnes par année de matériel à partir de Chute-des-Passes qu'il faut amener au train et au port », indique M. Lapointe.

Le porte-parole de la coalition Pour que Québec ait meilleure mine, Hugo Lapointe, a abordé l'impact environnemental du projet, notamment sur les espèces qui pourraient être menacées et sur la réhabilitation de la mine après sa fermeture.

« Est-ce que vous êtes ouverts à regarder différents scénarios, que ce soit par exemple la réutilisation des fosses pour entreposer une partie des résidus ou la totalité », a demandé M. Lapointe?

Pour associer davantage le milieu régional à son projet, Ressources d'Arianne veut mettre sur pied un comité de suivi. Les discussions doivent se poursuivre sur son mandat et sa composition.