L'aluminerie de Rio Tinto Alcan à Alma
La direction de Rio Tinto Alcan a déposé des plaintes à la Sûreté du Québec pour des actes de piratage qui auraient été commis à l'usine Alma à la fin de décembre.
Des systèmes de contrôle d'équipements critiques auraient été touchés au cours des jours précédant le début du lock-out, le 1er janvier.
La direction de Rio Tinto Alcan dit avoir découvert les actes de piratage durant la première semaine du conflit, alors que les cadres de l'usine en assuraient le fonctionnement. Certains équipements sont tombés en panne.
La porte-parole de Rio Tinto Alcan, Claudine Gagnon, souligne que l'enquête est menée par la section des crimes majeurs de la Sûreté du Québec.
« Comme il y a une enquête présentement [...], on ne peut pas préciser les équipements, explique Mme Gagnon. Par contre, ce qu'on peut vous dire, c'est que ces actes de piratage-là auraient pu avoir des conséquences fatales pour les gens qui étaient sur place. »
La direction de Rio Tinto Alcan soutient qu'une situation grave a été évitée de justesse.
Selon la compagnie, la découverte de ces actes de piratage démontre que le déclenchement du lock-out était la seule option pour protéger ses installations et ses employés.
Le syndicat n'est pas surpris
De son côté, le président du Syndicat des travailleurs de l'aluminerie Alma, Marc Maltais, se dit peu surpris de la publication de cette information, au moment où les syndiqués reçoivent des appuis importants.
« Chaque fois qu'il y a une bonne nouvelle pour les employés en lock-out, Rio Tinto se fait un devoir de lui porter ombrage en déposant des actions légales, souligne M. Maltais. C'est dans cette succession-là de vouloir ternir notre image. Ceci dit, je ne veux pas nuire au travail des enquêteurs de la Sûreté du Québec. On va attendre la conclusion de leur enquête. »