Le prêtre du diocèse de Chicoutimi, Paul-André Harvey, était absent lors de sa première comparution pour cinq accusations à caractère sexuel déposées contre lui le 12 janvier dernier.
Les gestes qui sont reprochés à l'homme de 76 ans se seraient produits entre 1966 et 1969, dans le secteur Kénogami de l'arrondissement de Jonquière. Ils auraient été commis contre trois fillettes qui avaient sept et huit ans à l'époque.
L'avocat de Paul-André Harvey, Michel Boudreault, craint d'ailleurs que le procès soit compliqué parce que les événements remontent à plus de 40 ans.
« La première question qu'il faut se poser, c'est si l'accusé est en mesure de se défendre, affirme Me Boudreault. Si des témoins au niveau de la défense sont décédés ou si des témoins n'existent plus, on peut présenter une requête en arrêt des procédures. Je ne dis pas que c'est ce qui va se passer dans ce dossier-ci, mais lorsque des événements remontent à plus de 40 ans, il est extrêmement difficile de défendre un individu. »
Selon des informations fournies par le Service de police de Saguenay il y a quelques semaines, 16 nouvelles plaintes auraient été déposées par d'autres présumées victimes du prêtre. Toutefois, les enquêtes n'ont toujours pas entraîné de nouvelles accusations.
Paul-André Harvey doit comparaitre à nouveau le 4 avril.