Les travailleurs en lock-out de l'aluminerie de Rio Tinto Alcan se sont rassemblés devant l'hôtel de ville d'Alma.
Quelque 450 travailleurs en lock-out de l'usine de Rio Tinto Alcan à Alma se sont rassemblés devant l'hôtel de ville d'Alma, lundi soir, pour demander au maire Marc Asselin de prendre position dans le conflit.
S'il s'est dit sensible à la situation des syndiqués, le maire tient à rester neutre.
« Ce n'est pas parce que je ne veux pas prendre parti dans un dossier où la population est divisée comme elle est là que je ne fais pas d'effort pour vous aider dans ce dossier-là », précise Marc Asselin.
Pour le président du Syndicat des travailleurs de l'aluminerie d'Alma (STAA), Marc Maltais, la neutralité des élus régionaux favorise nécessairement Rio Tinto Alcan.
« Le maire d'Alma et le conseil municipal laissent Rio Tinto délester 300 mégawatts d'énergie sur le réseau d'Hydro-Québec, déplore M. Maltais. C'est pour ça qu'il y a un conflit de travail qui perdure. Si tout le monde laisse ça faire, il n'y en aura pas de retour à la table de négociation. »
De son côté, le maire d'Alma affirme qu'il faudra davantage que l'appui des élus municipaux. « J'ai l'impression que nous, les élus régionaux, on n'est pas assez lourd », dit-il.