La campagne internationale des Métallos dénoncée par la Fédération des chambres de commerce

Françoise Bertrand, présidente et directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec Françoise Bertrand (archives)   © Patrick Sirois

La Fédération des chambres de commerce du Québec dénonce la campagne internationale menée par les Métallos en appui aux syndiqués en lock-out de l'aluminerie de Rio Tinto Alcan, à Alma.

La présidente de l'organisme, qui représente plus de60 000 entreprises et 150 000 gens d'affaires du Québec, craint de voir l'image de la province soit ternie auprès des investisseurs.

« Les travailleurs sont mécontents, c'est une chose, mais d'aller en faire une question quasi d'État, au moment où l'on sait qu'on essaie d'attirer des investisseurs étrangers dans des projets comme le Plan Nord, nous trouvons ça extrêmement dommageable », affirme Françoise Bertrand.

De son côté, le syndicat des Métallos n'entend pas se priver d'appui à l'extérieur du Québec pour venir en aide aux travailleurs.

« Je peux comprendre que la Fédération des chambres de commerce du Québec espèrera avoir des syndicats qui ne sont pas capables de mener des bagarres où elles doivent être menées, mais je lui rappellerai que la mondialisation a été amenée par des gouvernements, des organisations patronales, et que maintenant la partie se joue sur la planète, et nous, on n'est pas plus imbéciles que les autres: on va jouer la partie sur la planète aussi », soutient Daniel Roy, directeur général des Métallos pour le Québec.

Daniel Roy assure que la campagne de mobilisation continue et promet des coups d'éclat bientôt qui, promet-il, attireront l'attention sur le conflit de travail à Alma.