Le conflit chez Rio Tinto Alcan prend d'assaut les médias sociaux

Depuis le déclenchement du lock-out chez Rio Tinto Alcan, les syndiqués et la population commentent le conflit de travail sur les médias sociaux, comme Facebook.

Page facebook du STAA

La page du Syndicat des métallos de l'usine Alma 9490 est utilisée par les travailleurs pour donner leur point de vue, exprimer leur état d'âme et envoyer des mots d'encouragement.

Le site Internet permet de suivre le conflit presque d'heure en heure. Par exemple, lors du déclenchement du lock-out, on pouvait y voir le face à face entre les syndiqués et des agents de sécurité qui bloquaient l'entrée de l'usine.

Appui des commerçants

Le site Facebook a aussi permis de dresser une « liste blanche » des gens d'affaires sensibles à la cause des syndiqués, qui promettent de les encourager.

Les syndiqués du STAA sur la ligne de piquetage

La liste compte actuellement 25 commerçants. Certains, comme Robin Simard, de Simard Irving, et Fernand Bouchard, de Nature Pro Shop, fournissent du bois de chauffage aux travailleurs en lock-out.

La propriétaire du Super Sagami, Lise Fortin, n'a pas hésité à appuyer ouvertement les syndiqués. « On vit avec les gens d'Alma, les travailleurs de l'usine, ce sont nos clients, dit-elle. Ce n'est jamais bon un conflit. »

De son côté, le maire d'Alma, Marc Asselin, ne craint pas la division qui pourrait s'installer dans la communauté d'affaires. « En dictature, on donnerait une directive et on suivrait le pas, explique-t-il. Ici, on a besoin d'argumenter sur nos opinions. Je trouve que c'est sain que chacun émette ses opinions sur le dossier. »

Des risques

Cette présence sur Facebook représente tout de même une arme à double tranchant pour le syndicat, puisqu'elle permet à l'employeur d'épier les faits et gestes des syndiqués.

Rio Tinto Alcan a d'ailleurs utilisé des menaces proférées par certains travailleurs sur le site Internet pour étayer sa demande d'injonction devant la Cour supérieure.

Le représentant des employés de bureau à l'usine Alma, Patrice Harvey, met en garde les travailleurs puisque leurs propos, souvent virulents, se retrouvent sur un média public.

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