Les travailleurs de l'aluminerie Alma ont ovationné le président du syndicat, Marc Maltais.
Les participants aux assemblées générales tenues depuis vendredi par le Syndicat des travailleurs de l'aluminerie Alma (STAA) de Rio Tinto Alcan ont accordé à 95 % un mandat de grève à leurs représentants.
Le moyen de pression pourra être utilisé au moment jugé opportun par le comité de négociations.
Les travailleurs ont également rejeté les offres faites par Rio Tinto Alcan, qui n'incluent pas la clause du plancher d'emplois souhaitée par le STAA.
Le président du syndicat, Marc Maltais, souligne que les travailleurs ont donné un mandat clair.
La réaction de Rio Tinto Alcan
Appelée à commenter le résultat du vote des travailleurs, la porte-parole de Rio Tinto Alcan, Claudine Gagnon, rappelle que les négociations achoppent sur deux points majeurs, la sous-traitance et le plancher d'emplois.
« Ça fait partie des écarts importants qu'on a encore, mentionne Mme Gagnon. On doit trouver une formule pour faire en sorte d'amorcer la phase finale. »
Les questions du salaire et du fond de pension sont cependant réglées.
Des assemblées courues
Mardi soir, le président du syndicat, Marc Maltais, a été ovationné pendant de longues minutes par quelque 500 travailleurs de l'usine quand il est monté sur la scène de la salle Michel Côté d'Alma.
Le représentant syndical des employés de bureau, Patrice Harvey, s'est pour sa part réjouit que 24 des 25 membres de son accréditation aient voté pour un mandat de grève.
« On va retourner à la table et on va aller sonder ce que Rio Tinto Alcan a à offrir. Les prochains jours seront déterminants », souligne M. Harvey.
Vendredi dernier, la soixantaine de travailleurs du centre de revêtement des cuves ont aussi accordé un mandat de grève à l'unanimité à leur syndicat.
À la sortie de la rencontre, des travailleurs se sont dits déçus des offres de Rio Tinto Alcan. « C'est une vraie farce, a souligné l'un d'eux. Ce qu'ils proposent, c'est un peu comme AbitibiBowater (maintenant Produits forestiers Résolu). On va se ramasser qu'il n'y aura plus d'ouvrage et ils vont fermer l'usine. »
« Les grosses compagnies, si on les laisse faire, on va se faire manger la laine sur le dos », a ajouté un autre travailleur.