Chute du prix de l'aluminium : quels effets chez Rio Tinto Alcan?

Le chantier de l'usine pilote AP-60 Le chantier de l'usine pilote AP-60

Rio Tinto Alcan affirme qu'il est trop tôt pour mesurer les répercussions de la chute du prix de l'aluminium sur ses projets au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

En avril dernier, l'aluminium se vendait 2750 $ la tonne. Le prix a baissé de 600 $, se situant à 2150 $.

Selon la porte-parole de Rio Tinto Alcan, Claudine Gagnon, la première phase du projet AP-60 au Complexe Jonquière et l'ajout d'une 13e turbine à la centrale Shipshaw se poursuivent. « Ce sont des projets approuvés, qui sont actuellement en marche et qui continuent d'avancer », dit-elle.

En ce qui concerne les phases deux et trois du projet AP-60 et l'agrandissement de l'usine Alma, Rio Tinto Alcan admet que le prix de l'aluminium est l'un des facteurs à analyser.

« Même si le marché de l'aluminium est plutôt volatile, les projets sont analysés dans une perspective à long terme. Les pronostics en ce qui a trait au marché de l'aluminium sont quand même très positifs », indique Mme Gagnon.

La porte-parole de Rio Tinto Alcan ne sait toutefois pas quand l'entreprise prendra ses décisions. RTA s'était engagé à ajouter 400 000 tonnes d'aluminium à la production régionale avant 2016, lorsqu'elle avait signé le renouvellement de ses droits d'eau il y a cinq ans.

Marché mondial

Le président-directeur général de l'Association de l'aluminium du Canada, Jean Simard, indique pour sa part que la crise de confiance causée par la dette de la Grèce en Europe a un effet direct sur le marché de l'aluminium.

En plus, la construction aux États-Unis stagne au même niveau que lors de la crise de 2009.

« L'économie ne tourne pas, il y a beaucoup trop d'incertitude, le rythme des commandes n'est pas là parce que le rythme de consommation n'est pas là », souligne Jean Simard.

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