Lamarche : les audiences de la Commission municipale coûteront cher, dit le maire

Lamarche

Les audiences de la Commission municipale du Québec (CMQ) coûteront cher aux résidents de Lamarche.

Rappelons que les audiences de la CMQ sur la gestion de Lamarche se tiennent à Alma depuis le mois de juin. Trois avocats principaux et leurs assistants représentent la municipalité, la directrice générale et les conseillers municipaux.

La municipalité de Lamarche a été mise en tutelle en février 2011 par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT), Laurent Lessard.

Lors d'une assemblée publique, le maire Claude Bourgault a déclaré que la municipalité de moins de 600 habitants devrait payer 350 000 $ en frais judiciaires.

Selon Lise Garon, une résidente de Lamarche, le maire a soutenu lundi soir que l'enquête publique ne pouvait être qu'un geste politique.

Lise Garon a écrit au ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, pour lui demander des explications.

« Se peut-il que vous vous soyez servi de notre municipalité dévitalisée, une des plus petites et des plus pauvres du Québec, comme bouc émissaire pour donner un avertissement aux grosses municipalités bien nanties? » — Lise Garon

Les audiences se poursuivent

Le conseiller de Lamarche Jacques Girard a dénoncé le comportement de quatre autres élus municipaux, mardi aux audiences de la Commission municipale du Québec.

« On veut travailler dans l'harmonie et dans l'intérêt de la paroisse mais on est dans les chicanes inconsidérées, tout le temps, c'est un climat invivable », a-t-il déclaré.

Jacques Girard soutient que les conseillers Robin Morel, Daniel Côté, Robin Lachance et Linda Morel étaient responsables du climat malsain qui régnait à Lamarche.

« On n'a pas à subir la malveillance d'autres personnes, c'était infernal, on vivait une pression énorme. Ce n'est pas pour rien qu'on a demandé la mise en tutelle », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, la Commission municipale a refusé d'entendre l'enregistrement d'une conversation entre le conseiller Daniel Côté et le maire Claude Bourgault. La semaine dernière, le conseiller a tenté de déposer en preuve un enregistrement qu'il a qualifié de compromettant à l'endroit du premier magistrat.