Des maires du Lac-Saint-Jean appuient Saguenay

Des maires du Lac-Saint-Jean donnent leur appui à Jean Tremblay dans sa volonté de conserver les objets religieux comme le crucifix dans les édifices municipaux, mais refusent de soutenir son combat juridique pour la prière.

Prière à Saguenay Le maire de Saguenay, Jean Tremblay

Dans plusieurs villes et villages du Lac-Saint-Jean, les élus récitent pourtant encore une prière avant chaque séance du conseil municipal. À La Doré, on fait même brûler une chandelle bénite durant la séance.

Le maire de Dolbeau-Mistassini, Georges Simard, ne verrait toutefois pas d'inconvénients à abandonner la récitation de la prière. Il croit d'ailleurs que le maire de Saguenay nuit davantage à la cause qu'il ne l'aide. « Il en a tellement fait que ça nous a conduits là on se trouve actuellement », souligne-t-il.

La question des symboles religieux dans les édifices municipaux et les autres lieux publics suscite davantage d'appuis.

statue

Le maire de Dolbeau-Mistassini envisage de soutenir financièrement la Ville de Saguenay. « D'enlever les crucifix, les statues, je trouve ça très difficile parce que ça fait partie de notre patrimoine, de notre histoire », ajoute Georges Simard.

Le préfet de la municipalité régionale de comté Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin, partage l'avis du maire Simard. « Ça pourrait arriver qu'on donne notre appui à la Ville de Saguenay, mais principalement sur la question des objets religieux », précise M. Boivin.

À Alma, le maire Marc Asselin veut lui aussi défendre le droit d'arborer des objets religieux, mais n'ira pas jusqu'à financer la cause de Saguenay.