Forêt (archives)
La forêt québécoise n'est pas surexploitée, ne présente pas de signes de déforestation et se renouvelle, selon le forestier en chef, Pierre Levac. Il a rendu public le premier Bilan d'aménagement forestier durable pour la période 2000-2008.
Le forestier en chef, Pierre Levac, défait certains mythes répandus dans la population et affirme que la forêt québécoise se porte relativement bien et ne présente pas de signes de déforestation.
Pierre Levac constate que des progrès ont été réalisés en ce qui concerne l'établissement du réseau d'aires protégées, la réduction des émissions polluantes et la protection des sols et des cours d'eau.
Le forestier en chef trouve cependant préoccupant que les écosystèmes forestiers se soient modifiés. Le bilan révèle, en effet, que la forêt a rajeuni, est devenue plus morcelée et la structure des peuplements s'est simplifiée.
Il croît par ailleurs que l'innovation et la diversification des produits sont nécessaires pour que la forêt continue à être un moteur important de l'économie québécoise.
Données manquantes
Pierre Levac reconnaît néanmoins que les données dont il dispose sont insuffisantes pour documenter un portrait global de l'état de la forêt. « Le gouvernement doit améliorer sa gestion, notamment au chapitre du suivi de l'évaluation des programmes », précise M. Levac.
Le bilan du forestier en chef s'appuie sur 23 critères regroupés en cinq thèmes :
La situation s'est améliorée pour 15 des 23 critères évalués, selon le bilan du forestier en chef. Les données ont été validées par des experts internationaux.
De bonnes décisions
Le forestier en chef rappelle largement dans son rapport que les mesures prises au cours des quatre dernières années démontrent clairement la volonté du gouvernement de freiner l'appétit des compagnies forestières.
La possibilité forestière a été réduite de 26 % depuis 2006. « Ce que je constate, quatre ans plus tard : j'ai posé les bons gestes », dit Pierre Levac.