La ministre Yolande James (archives)
La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, ne voit aucun problème dans le fait que les élus de Saguenay fassent lecture d'une prière avant les séances publiques du conseil municipal.
La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles ne voit pas de problème dans le fait que les élus de Saguenay fassent lecture d'une prière avant les séances publiques du conseil municipal.
La ministre est actuellement en tournée des médias pour préciser la position de Québec dans les dossiers de la laïcité et des accommodements. À l'émission L'heure de pointe de Jean-Pierre Girard, de la Radio de Radio-Canada, elle a clairement affirmé en parlant spécifiquement de la prière à Saguenay que ce n'était pas un geste que l'actuel gouvernement considère comme répréhensible.
« Ça se fait en tout respect d'avoir ce moment de recueillement. C'est quoi le problème? À l'Assemblée nationale, vous savez que nous avons ce moment de recueillement avant toutes les périodes de questions. Pour moi et pour nous, on n'a pas de problème avec ça », a-t-elle affirmé.
Pour la ministre, l'obligation des immigrants d'accepter certains grands principes de la société québécoise, comme l'égalité homme-femme, n'implique pas en contrepartie que la société d'accueil doit renier tous ses symboles culturels, fussent-ils religieux.
Cette déclaration de la ministre de l'Immigration est faite au moment où la Ville de Saguenay est en attente d'une décision du Tribunal des droits de la personne qui doit juger si la prière est acceptable ou non à l'hôtel de ville.
Le maire de Saguenay n'a pas voulu accorder d'entrevue sur la position de la ministre. Il affirme tout de même qu'elle tombe sous le sens.
Pour sa part, l'avocat du Mouvement laïque québécois, qui veut faire interdire la prière à Saguenay, indique que la ministre James ignore délibérément le jugement de 2006 du Tribunal des droits de la personne dans le dossier de la prière à Laval, qui avait jugé cette pratique contraire au droit à la liberté de religion et obligé la Ville à l'abandonner.