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Saguenay-Lac-Saint-Jean

Nouveau régime forestier

Chevrette demande plus de rigueur

Mise à jour le mardi 9 février 2010 à 15 h 50

Guy Chevrette

Photo: La Presse Canadienne /Jacques Boissinot

Guy Chevrette

L'industrie forestière accuse le gouvernement Charest de publier des études biaisées pour démontrer que la réforme du régime forestier ne coûtera rien aux industriels et à l'État.

La semaine dernière, la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, a en effet dévoilé des études très positives commandées par son ministère pour mesurer les impacts du nouveau régime forestier. Dans certaines situations, les études démontrent même que des économies de coûts sont à prévoir, notamment au chapitre de la sylviculture et des opérations forestières.

Le président du Conseil de l'industrie forestière du Québec, Guy Chevrette, demande au gouvernement de refaire ses devoirs, avec des analyses plus rigoureuses.

L'opinion de l'industrie

L'industrie croit de son côté que les coûts augmenteront si on transfère à l'État la planification de la coupe forestière.

« Depuis quand vous voyez une entreprise qui investit des millions qui fait contrôler son argent par un fonctionnaire? », commente-t-il.

Guy Chevrette fustige aussi le fait que Québec a analysé les coûts à partir du feuillu de l'Outaouais, en négligeant le résineux de la forêt boréale, qui couvre la majeure partie de la province.

Il conteste également le fait que la vente aux enchères d'une partie de la forêt publique permettra des économies en ajustant les prix aux lois du marché.

« Ils parlent même d'un prix minimum de 5 $ du mètre cube, alors qu'il y en a qui paient 3 $ présentement », déplore-t-il.

Le Conseil de l'industrie forestière veut donc que les entreprises continuent elles-mêmes de planifier la coupe forestière, et que la possible vente aux enchères de la forêt publique se fasse sans prix plancher.

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