Congédiement illégal

Le démantèlement du Wal-Mart de Jonquière Le démantèlement du Wal-Mart de Jonquière

Un arbitre du travail juge illégal le congédiement des 190 employés du magasin Walmart de Jonquière en mai 2005. Le magasin avait été fermé à peine neuf mois après que les employés eurent obtenu leur accréditation syndicale, avant que le premier contrat de travail soit signé.

Un arbitre du travail juge illégal le congédiement, en 2005, des 190 employés du magasin de Jonquière, premier de la chaîne à être syndiqué en Amérique du Nord.

Les tribunaux ont déjà donné raison à l'une ou l'autre partie sur le congédiement de certains employés pour des activités syndicales, des décisions sur lesquelles la Cour suprême est appelée à se prononcer. C'est la première fois cependant qu'on statue sur le congédiement de l'ensemble des employés.

Selon l'avocat des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce, Claude Leblanc, l'arbitre a jugé que Walmart a contrevenu à l'article 59 du Code du travail qui protégeait les droits et les conditions de travail des employés du magasin à la suite du dépôt de leur demande d'accréditation syndicale.

« L'arbitre nous donne raison sur le fait qu'il y aurait modification illégale des conditions de travail par la mise à pied que l'employeur Walmart a faite à son magasin de Jonquière », précise Me Leblanc.

L'arbitre Jean-Guy Ménard dit bien que rien n'empêche un employeur de cesser ses activités, mais que l'employeur doit faire la démonstration que ses « raisons d'affaires » respectent l'article 59, ce que Walmart n'a pas fait.

L'entreprise a 30 jours pour contester le jugement devant la Cour supérieure, ce qu'elle a déjà l'intention de faire. Son porte-parole répète que la syndicalisation des employés aurait entraîné des coûts substantiels, qui motivaient la fermeture du magasin.

Le Walmart de Jonquière a été le premier de la chaîne à être syndiqué en Amérique du Nord.