Le Bloc demande la moitié pour Bagotville

  |  Radio-Canada avec Le Quotidien

L'achat de nouveaux hélicoptères Chinook par l'armée canadienne n'a pas encore été officialisé que, déjà, la question de leur emplacement fait couler beaucoup d'encre. Le Bloc québécois persiste à demander que la moitié des appareils soient installés à Bagotville.

Le Bloc québécois demande l'installation à Bagotville de la moitié des nouveaux hélicoptères Chinook que l'armée canadienne s'apprête à acquérir.

Selon le député de Chicoutimi-Le Fjord, Robert Bouchard, et le porte-parole du Bloc en matière de Défense, Claude Bachand, les 14 nouveaux hélicoptères pourraient tous être installés en Ontario. Ils donnent pour preuve un document qu'ils ont obtenu par la Loi sur l'accès à l'information. On y apprend que le ministre de la Défense, Peter MacKay, songerait à regrouper tous les appareils en sol ontarien.

De plus, pour financer cette installation, le gouvernement pourrait fermer quatre Escadrons de griffon, dont celui de Bagotville.

« Ils veulent tout centraliser et c'est encore l'Ontario qui va en bénéficier au détriment du Québec. » — Claude Bachand

M. Bachand croit qu'il faut agir maintenant pour faire changer Ottawa de cap.

Il estime que la logique territoriale veut que la moitié des appareils soient basés au Saguenay pour pouvoir desservir Valcartier et l'est du pays.

Les bloquistes s'adressent donc directement au ministre MacKay pour lui demander de refaire son étude sur le futur emplacement des Chinook, sans même négocier avec le député conservateur de Jonquière-Alma, Jean-Pierre Blackburn.

Rappelons que M. Blackburn avait soutenu le mois dernier que ces allégations étaient illogiques, compte tenu de l'arrivée future de nouveaux militaires spécialisés dans l'intervention aérienne à Bagotville. Mais selon M. Bouchard, M. Blackburn n'aura pas beaucoup d'influence sur la décision qui doit être prise d'ici 2011.

Questionné sur le sujet à la mi-mai, Peter MacKay avait quant à lui affirmé qu'aucune décision n'était prise pour le moment.

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