L'envers du boycottage

Journal Le Réveil (archives)

Les neuf conseillers publicitaires de l'hebdomadaire Le Réveil, qui ne sont pas touchés directement par le lock-out décrété par Quebecor Media la semaine dernière, ont lancé un cri du coeur jeudi matin. Ils exhortent la Ville de Saguenay, les politiciens et les gens d'affaires à ne pas appuyer le boycottage lancé par les syndiqués en arrêt de travail.

Les conseillers publicitaires exhortent la Ville et les gens d'affaires à ne pas écouter l'appel lancé par les syndiqués pour éviter de mettre en péril l'hebdomadaire.

Les conseillers de Quebecor Media font valoir qu'une diminution des ventes publicitaires pourrait condamner leur emploi et mettre en danger la publication. Leur porte-parole, Claude Vignola, reconnaît que le milieu d'affaires et certains politiciens sont très solidaires envers les syndiqués en lock-out: « Quand tu perds deux, trois annonceurs par jour en moyenne, ça fait mal! »

Le coeur du conflit entre Quebecor Media et ses syndiqués en lock-out est le transfert à l'extérieur de la région de la mise en page de l'hebdomadaire et d'une partie de l'administration. En décembre dernier, l'entreprise a révélé son intention de fermer son imprimerie de l'arrondissement Jonquière pour faire imprimer son hebdomadaire à son usine de Mirabel, près de Montréal.

Mésentente sur le nombre d'emplois supprimésQuebecor Media propose de maintenir 18 emplois aux Éditions du Réveil, soit 10 vendeurs de publicités, trois cadres et cinq employés syndiqués. Avec la fermeture de l'imprimerie, souligne le syndicat, près de 80 personnes y travaillaient.

Cette réalité, plaide M. Vignola, est incontournable dans ce secteur d'activité. Il cite en exemple plusieurs entreprises médiatiques présentes dans la région qui ont délocalisé une partie de leurs activités.

De leur côté, les syndiqués font valoir que leur seul moyen de faire pression sur Quebecor Media est de passer par les annonceurs. Les conseillers publicitaires profiteront de ce conflit de travail, croit le journaliste en lock-out Jean-Marc Tremblay: « Quand on va avoir gagné, eux autres aussi vont être gagnants dans cette histoire-là. »

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