Le journal Le Réveil pourrait bien être paralysé par un lock-out au cours des prochaines heures.
Les employés syndiqués ont rejeté dans une proportion de 100 % la dernière offre globale de règlement déposée par Quebecor. Les deux parties ont tenu une ultime rencontre mardi.
Lundi, les employés syndiqués de la rédaction, de l'administration et du montage ont rejeté dans une proportion de 100 % la dernière offre globale de règlement déposée par Quebecor. Les deux parties se sont rencontrées brièvement mardi matin. Elles avaient jusqu'à 15 h pour s'entendre, mais l'impasse n'a pas été dénouée.
Le président-directeur général de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, s'est même déplacé à Saguenay pour rencontrer les employés de l'hebdomadaire, ainsi que le maire Jean Tremblay.
Les dirigeants de Quebecor se sont dits extrêmement surpris du rejet à l'unanimité de la dernière offre patronale, qui accordait un an de salaire aux plus vieux employés mis à pied.
Aux dires de la vice-présidente affaires publiques de Quebecor, Isabelle Dessureault, l'entreprise n'a plus le choix de centraliser les opérations.
« Nous avons une cinquantaine de journaux régionaux à travers le Québec. En ayant des employés qui font le montage pour plusieurs journaux et bien évidemment, ils sont plus productifs. C'est la même chose pour l'administration. Si on continue d'investir dans des systèmes qui sont distincts dans chacun de nos 50 hebdos régionaux, ce sont des investissements que l'on ne peut plus se permettre. On le voit à travers l'Amérique du Nord au complet ce qui se passe du côté des journaux », a-t-elle expliqué.
Un rejet unanime
Du côté du syndicat des travailleurs, les membres considèrent qu'aucune indemnité de départ ne peut remplacer un emploi. C'est pour cette raison que les employés ont massivement rejeté la dernière offre.
Les syndiqués ont jugé que l'offre était inacceptable, car elle contenait des abolitions de postes en échange de primes de départ bonifiées pour un certain nombre d'employés.
Selon la présidente du syndicat, Dominique Savard, la balle est dans le camp de l'employeur. « On est prêt à faire des concessions. On en a déjà fait. Mais, on ne fait pas de concessions sur des mises à pied. »
Mme Savard croit que Quebecor pourrait mettre le journal en lock-out dès mardi soir ou mercredi.
Samedi dernier, l'imprimerie du journal a fermé après 64 ans d'existence. Une quarantaine de travailleurs ont perdu leur emploi à la suite de cet arrêt de production.