Ça sent le lock-out

Le spectre du lock-out plane plus que jamais sur le journal Le Réveil de Jonquière. Le syndicat a réuni ses membres mardi soir pour faire le point.

Le syndicat du journal de Jonquière et Québécor n'ont toujours pas trouvé un terrain d'entente pour le renouvellement de la convention collective.

Dominique Savard, la présidente du syndicat, indique que si les négociations ne sont pas rompues avec Québécor, chacun reste campé sur ses positions.

Mme Savard croit que le lock-out pourrait être déclenché le dimanche 1er mars. Le syndicat rappelle que Québécor a effectué 14 lock-out depuis l'arrivée de Pierre-Karl Péladeau à la tête de l'empire.

Imprimerie

Il y a deux semaines, en assemblée générale, les employés du journal Le Réveil ont refusé massivement les dernières propositions patronales. Selon la présidente du syndicat, Dominique Savard, les demandes de Québécor équivalaient à un suicide.

« Ce n'était pas des demandes finales qu'ils disaient, sauf que c'était non négociable. On avait fait des grands pas sur la multiplateforme et on avait avancé sur beaucoup de choses. Sauf qu'il n'était pas question de négocier les départs des gens de l'administration et du montage à l'extérieur pour rester avec trois, quatre employés. C'est impossible d'accepter de se faire un harakiri ou un suicide collectif comme ça », affirme Mme Savard

Quebecor veut centraliser l'administration et le montage du journal, de la même façon qu'elle l'a fait avec l'imprimerie, dont le déménagement a été annoncé en décembre. La fermeture de l'imprimerie aura d'ailleurs lieu le 1er mars.