Groupes de pression à l'affût

Logo du Parti conservateur du Canada (archives)

L'appel lancé par le mouvement syndical et divers groupes de pression, comme les groupes de femmes, les chômeurs et les artistes, pour défaire les conservateurs de la région a eu peu d'écho auprès des électeurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean. En effet, le Parti conservateur a récolté près de 45 % des suffrages régionaux et a fait réélire ses députés Jean-Pierre Blackburn et Denis Lebel dans Jonquière-Alma et Roberval-Lac-Saint-Jean.

Les divers groupes qui ont milité pour la défaite des conservateurs lors de la campagne électorale sont résignés, mais ont l'intention de garder Jean-Pierre Blackburn et Denis Lebel à l'oeil.

Les groupes protestataires acceptent maintenant le verdict avec résignation.

Le porte-parole régional de la FTQ, Jean-Marc Crevier, qui a fortement incité ses membres à chasser du pouvoir Jean-Pierre Blackburn et Denis Lebel, croit que les deux hommes ont compris le message. « Il faut virer la page aujourd'hui et travailler dans le même sens », dit-il.

Pour sa part, le président du syndicat SCEP de la scierie AbitibiBowater de Mistassini, Daniel Leblond, veut maintenant tenter de rétablir les ponts avec le député Lebel. « Dans les prochains jours, on va certainement entrer en communication pour reprendre le dialogue et faire avancer les choses pour nos travailleurs », dit-il.

Quant au président du Conseil central CSN du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Engelbert Cottenoir, il croit que le message de protestation a eu une certaine portée. « Les gens ont continué de vouloir opter pour le pouvoir, et on doit respecter cela. Il faut maintenant s'assurer que ceux qui ont été élus livrent la marchandise », indique-t-il.

La Table régionale de concertation des groupes de femmes s'engage elle aussi à talonner le ministre Jean-Pierre Blackburn si son gouvernement s'avise à relancer le débat sur l'avortement. « C'est sûr que M. Blackburn va avoir de nos nouvelles si jamais les projets sont déposés à nouveau », déclare la porte-parole du mouvement, Julie Sheinck.