Des récalcitrants au Lac-Saint-Jean

Prière au conseil municipal de Saguenay Prière au conseil municipal de Saguenay

Il n'y a pas qu'à Saguenay où l'on affirme vouloir continuer à réciter la prière avant le début des séances du conseil municipal. Au Lac-Saint-Jean, plusieurs municipalités vont continuer cette pratique, même si la Commission des droits de la personne juge que cela contrevient à l'obligation de neutralité des pouvoirs publics.

Plusieurs municipalités vont continuer à prier avant le début des séances du conseil municipal, même si la Commission des droits de la personne juge que cela contrevient à l'obligation de neutralité des pouvoirs publics.

À Dolbeau-Mistassini, par exemple, le maire Georges Simard indique que lui et ses conseillers continueront de prier. « C'est une question qui n'a aucun rapport. Je trouve vraiment que ce débat-là est d'une insignifiance totale », dit M. Simard

Le maire ne risque pas d'avoir d'opposition du côté du président du Comité des citoyens de Dolbeau-Mistassini, Marcel Gauthier, puisque ce dernier est d'accord avec Georges Simard. « Il n'y a pas de problématique à Dolbeau-Mistassini là-dessus. J'aime mieux travailler sur des dossiers qui sont plus préoccupants pour la population », soutient-il.

La situation est la même à Hébertville, où le maire, Léonard Côté, veut continuer la prière tant qu'il ne se verra pas formellement obligé de cesser.

Quant à Normandin et à Saint-Félicien, où une courte prière est également récitée, la population ne semble pas protester. « Une partie de l'assistance se lève, nous accompagne. Il n'y a jamais eu de contestation comme telle », souligne le maire félicinois Gilles Potvin.

À l'inverse, les villes d'Alma et de Roberval ont aboli la prière depuis longtemps. À Roberval cependant, le crucifix retiré de la salle du conseil dans la controverse, il y a 15 ans, a été ramené en 2000, avec la venue du maire Denis Lebel.

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