L'usine Récupère Sol de Saint-Ambroise (archives)
Selon les analyses de l'Agence régionale de la santé, les graisses de deux lièvres, capturés dans un rayon de 1 kilomètre de l'usine de traitement de terre contaminée Récupère-Sol, contenaient des taux significatifs de dioxine et de furanne. Toutefois, la concentration de ces composés cancérigènes n'est pas suffisante pour recommander à la population de ne pas manger ce gibier.
Une analyse réalisée par l'Agence régionale de la santé révèle la présence de dioxine et de furanne dans la chair de lièvres capturés aux abords de l'usine de traitement de terre contaminée Récupère-Sol.
Les résultats font sursauter la direction de l'usine et le maire de Saint-Ambroise, qui réclament une copie de l'étude pour comprendre l'importance de la contamination. Le directeur de Récupère-Sol, Jean-François Landry, déplore que Québec refuse de lui donner une copie de l'étude.
« Il faut regarder scientifiquement si ça se tient debout. Là, présentement, on a pris deux lièvres. Normalement, le protocole nécessitait cinq lièvres », dit-il.
M. Landry précise que sans les résultats, l'entreprise ne peut pas changer son mode d'incinération des sols contaminés. « Je vais faire en sorte de modifier mes opérations, si effectivement on me démontre qu'il y a un impact sur l'environnement », indique-t-il.
De son côté, le maire de Sainte-Ambroise, Marcel Claveau, mentionne que les tests effectués sur les végétaux dans le passé n'ont jamais rien dévoilé quant à une contamination significative. « Je demande au ministère de faire une étude toxicologique sur l'ensemble de la population, ce qu'on m'a toujours refusé », déplore-t-il.